0
BoredFineGoodAmazingExcellent (No Ratings Yet)
Loading...

Dracula Untold

Finalement, « Maléfique », c’était une brave fée, qu’une jeunesse cruelle a transformée en sorcière – à son corps défendant. C’est sur le même postulat que repose l’argument de ce prequel de « Dracula » : bon prince, bon époux, bon père de famille, le fringant Vlad coulerait des jours paisibles et somme toute assez proches de l’American Way of Life si les Turcs perfides ne se mêlaient de vouloir asservir ses gens – en attendant de « marcher sur l’Europe » (hum…). Et c’est à contrecœur, par pur esprit de sacrifice – et encore, à la requête de son épouse agonisante – que le brave Vlad, placé devant une série de dilemmes super-cornéliens, se fera vampire. Vampire, c’est-à-dire, ici, super-héros, super-justicier, doté de super-pouvoirs (il est fort comme un Turc, il vole, voit dans la nuit, etc.), propres à lui permettre de vaincre à lui seul l’armée ottomane. Dracula est corruptible par la lumière du jour, par l’argent (hum…), et doit résister trois jours à la tentation de boire le sang de ses proches pour ne pas rester vampire à vie (éternelle) – sans que l’on apprenne jamais pourquoi… L’explication métaphysique de toute l’affaire tiendrait sur la tranchefile d’un évangile – mais qui s’en soucie ? Curieusement, on a le sentiment d’un évitement perpétuel de tout ressenti fantastique, en dépit des effets spéciaux qui ne manquent pas d’élégance… L’interprétation est mieux qu’honnête et l’image est fort belle. Bref, c’est convenu mais honorable. Sympathique mais convenu. Et l’on quitte la salle avec l’envie de revoir le film de Coppola, lyrique, poétique et fantastique…

Durée: 92 min

Année:

IMDb: 6.3

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *