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Equalizer

« Equalizer » tout en étant un film de règlement de compte aux vilains mafieux, démarre en douceur et même à pas feutrés en se concentrant sur la vie du méticuleux et ordonné Robert, personnage quasi maniaque, afin de le décrire lui et son intérieur, le tout avec des plans d’une étrange beauté que n’aurait pas renié Edward Hopper lui-même ! Et ensuite, doucement on va crescendo dans la montée de la tension et de la découverte de ce personnage aux deux facettes, tel un mystérieux superman discret dont on ne soupçonne pas les capacités, doublé d’un bon citoyen lambda travailleur et altruiste ! Et c’est bien là que ce film, à la photographie superbe et soignée, à la lumière très étudiée, aux plans de scènes urbaines, magnifiques dignes d’être traitées en peinture, surprend réellement ! Comme si cet « anti-héros double-face » imprimait au film la même particularité, une certaine délicatesse douce et bien ouatée d’un côté doublée d’une violence très contrôlée de l’autre, qui arrivent à se mélanger, à se chevaucher de temps à autre… Rien à travers cette violence, ne nous est cependant épargné puisque de la même manière que Robert, véritable ordinateur humain qui calcule et minute ses actes à la seconde près, tout nous est montré et décortiqué dans les moindres détails comme une démonstration précise et implacable de son intelligence et de sa logique effroyables ! Au point, que l’humour est bien présent à travers cette débauche de tueries qu’on ne compte même plus, car même si on rit plutôt jaune du spectacle qu’il nous ait donné à voir, on finit par ne plus prendre au sérieux toute cette hémoglobine… Denzel Washington est un régal à lui seul tant ce « conseiller en bricolage modèle » dont les collègues ignorent tout, devient un justicier impitoyable qui assure à tous les coups ! Face à lui, les méchants Russes ont fort à faire, en particulier Teddy au corps tatoué, arrivé de Russie en mission punitive dont le rôle est confié comme un gant à Marton Csokas ! La fin s’emballe certes un peu trop sans doute, mais on ne peut nier que ce film nous en donne pour notre argent en dévoilant du reste un trafic en tous genres qui en brasse bien davantage jusqu’à des containers remplis de billets… Le spectacle final est sans doute l’apothéose de ce film d’Antoine Fuqua dont notre mystérieux sauveur s’en sort toujours et encore, haut la main alors que comme tous ses adversaires terrorisés, la même et éternelle question tourne en boucle dans notre esprit : « Mais vous êtes qui mon cher Robert ?… »

Durée: 132 min

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IMDb: 7.2

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